
D’après les gnostiques, ce monde matériel n’est pas notre demeure. Nous y sommes piégés dans des corps de chair. Nous devons apprendre les moyens de nous évader. En douceur. Où est la vérité qui nous délivrera ?
L’imagination est créatrice. Elle conduit immédiatement à l’Intuition. L’intuition est la seule véritable intelligence. La politique et la religion n’ont eu de cesse de la combattre. Pour la tuer. Pour ne fabriquer que des zombis. Aux ordres. Pour empêcher l’humain de réfléchir, de réagir et d’atteindre l’entière plénitude de son cerveau.
L’imagination est la seule délivrance.
Elle n’impose aucune limite.
Elle délivre nos âmes de son piège mortel : l’ennui.
Elle stimule le rêve lucide qui est un élément important de notre futur.
Là, tu vois.
Là, un nouvel homme dans l’homme rejoint l’âme de l’âme.
Là, tu contemples ton âme et ses pérégrinations.
Là, tu la gardes ou tu la récupères si tu l’as perdue.
Là, tu évites les marchands qui vendent des corps humains aux démons.
Là, tu échappes aux trafiquants d’âmes.
« La vision, venue de l’invisible, retournait à l’invisible. Ce n’était qu’une apparence, qui s’effaçait, après avoir créé une illusion. Tout n’est que rêve. »1
Là, aucun dogme ne peut survivre.
Là, tout change.
Le seul pouvoir, c’est le pouvoir de l’imagination.
Imaginer, c’est communiquer avec l’infini.
C’est l’imagination qui crée les mondes.
Un conte qui dégrise les âmes.
Là, le but ultime de l’évolution : l’intelligence.
Là, le Mal est une baudruche.
Là, tu comprends :
Une humanité qui atteint un certain seuil de bêtise, de haine, de barbarie, de mensonge, de peur, d’ignorance et de culpabilité, attire peu à peu tous les cataclysmes et les déluges inimaginables. Á l’inverse, une humanité qui dépasse une certaine attitude spirituelle, supprime toute possibilité de chamboulements planétaires. Sur un monde donné, une mystique élevée est inversement proportionnelle aux bouleversements climatiques.
Les temps de rêver vrai sont venus.
Résumé du 3èmetome : « Le Voile Maudit »
Nous sommes en l’an 9792 après Jésus-Christ.
Ere du Scorpion.
Une guerre atomique saccagea la Terre en 2012.
Ensuite, de nombreux cataclysmes ravagèrent la planète.
Toutes les régions succombèrent les unes après les autres.
Un froid glacial envahit la moindre chaumière ; une neige éternelle recouvrit le moindre lopin de terre ; un vent d’une extrême violence emporta les moindres abris de fortune ; des miasmes dus aux nombreuses pollutions semèrent la mort. Des centaines de millions de gens, infectés, moururent dans d’atroces souffrances.
Apocalypse.
Des émanations nocives brûlaient l’intérieur des organismes.
Le moindre souffle de vie était laminé.
Aucune vie n’était viable. Tout périssait.
Les enfants des rares survivants construisirent des villes avec un dôme protecteur pour résister à cette contamination dévastatrice. Et subsister.
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Un Pouvoir Central Secret composé de douze membres contrôlait les gouvernements autonomes de chacune de ces villes-coques. Une police organisée, la Geheime Staats Polizei, traquait sans relâche les criminels et les délinquants de chaque cité. Elle gérait l’ensemble des différents services d’une poigne de fer. Ses jugements étaient sans appel. Le ministère de la Justice lui obéissait. Ce dernier ordonnait deux sortes de punition : le bannissement ou la réclusion dans une île-prison.
Le travail était obligatoire.
Les religions étaient interdites.
Le Pouvoir Central Secret (P.C.S) se servait d’un pseudo système démocratique pour établir sa domination sur les peuples.
Les gens des cités détenaient tous un métier et un logement, offerts par l’État.
Une puce R.F.I.D, implantée dans l’occiput de tous les citoyens, déterminait le degré de fidélité de chacun. La population était ainsi surveillée et observée.
Mais des grains de sable vinrent déstabiliser le système.
Des personnages étranges incitaient le peuple à se révolter. On les appelait les magiciens. Ils provenaient d’une région interdite des Pyrénées, enfouie sous la neige. Une vieille femme les dirigeait. Ils la nommaient la Mère. Pour pénétrer dans la ville, ils se mélangeaient à des marginaux, orpailleurs de métier, tolérés par certains conseillers du gouvernement autonome qui les autorisaient à quitter la ville ou à y entrer. Ces orpailleurs trafiquaient. Á leurs risques et périls.
La ville-coque de Toulouse fut la première envahie par ces étranges personnages. Une proportion importante de dissidents vivait dans des lieux underground, caches secrètes réparties sous la cité. Des casseurs de puces y vendaient leurs services. Mais ils étaient introuvables.
L’île de l’Atlantide, remontée des abysses, servait de prison pour toutes les villes-coques. Les bagnards étaient jetés d’un hélicoptère sur ces terres inconnues. Sans rien. Ni arme, ni nourriture. Ils se débrouillaient pour le restant de leur vie. Des groupes se formaient et se combattaient. Il était impossible de s’échapper de l’île.
Une montagne gigantesque séparait cette île en deux.
Les plaines de l’ouest grouillaient de factions composées de forçats et de villageois autochtones peu enclins à l’hospitalité. Une guerre larvée régnait en permanence dans ces territoires. Chaque clan luttait pour s’approprier de l’énergie, denrée vitale pour survivre. Un géant noir et ses robots détenaient la seule raffinerie existante de l’île. Trump la trompette vendait son essence à tous, sans préjugé. A condition que toutes les armes soient déposées à l’entrée.
Les plaines de l’est appartenaient à la terrible reine Lii. Une atlante. Elle et une partie de ses sujets avaient survécu à l’anéantissement de l’Atlantide en l’an 9792 avant Jésus-Christ dans des sarcophages étanches. Son peuple, issu des anciens géants de la Terre, englobait des hommes noirs, des centaures et des serviteurs nains.
Des esprits de la Nature, petit peuple réparti et refoulé dans les immenses forêts impénétrables du territoire, cohabitaient avec les atlantes d’une manière prudente. Fées, elfes, gnomes, lutins, nymphes et autres homoncules, décimés après une longue guerre fomentée par les valets des géants à une époque antédiluvienne pour s’emparer de leur chaudron de Koridwen aux pouvoirs magiques, désiraient vivre en paix. Ils se cachaient et étaient invisibles.
La grande montagne, lieu tabou, terrifiaient tous les habitant de l’île, ceux de l’ouest comme ceux de l’est. Elle abritait les Jinas, hommes aux têtes de corbeau, et les Grands Dragons. Superstitieuse, la reine Lii procurait des offrandes humaines à ces reptiles volants.
Dans la ville-coque de Toulouse, des orpailleurs monnayaient leurs trouvailles à certains membres véreux du gouvernement autonome. Toutes ces ventes étaient interdites. Des vieux manuscrits apocryphes, des plans de machines volantes, des crânes de cristal, furent déterrés et vendus.
Mais le responsable du P.C.S veillait. Il s’appelait Se-Ko, un être frêle et retors de la planète Zeta Reticuli, celle des médiateurs. Les trafiquants furent arrêtés. Mais les crânes de cristal troublaient Se-Ko. La guerre contre les magiciens s’intensifiait. Leurs pouvoirs insolites se renforçaient de jour en jour, décimaient ses troupes de soldats androïdes et semaient la discorde parmi la population des villes-coques. En plus, des accords secrets entre eux et des êtres inconnus vivants dans les forêts, renforçaient leur autorité.
Se-Ko connaissait depuis longtemps la légende des treize crânes de cristal et de leurs treize mondes-tampons. Une idée folle s’empara de son cerveau : explorer ces mondes-tampons, protecteurs de la Terre, s’ils existaient encore, et s’emparer des treize crânes de cristal pour gagner la guerre. Le décodage des cristaux menaient aux trésors des Wisigoths d’Alaric qui perpétrèrent le sac de Rome en l’an 410 après la naissance d’un prophète réputé. Un chef de bande qui combattait des envahisseurs. Des romains. En plus, ces barbares, grâce aux crânes, avaient eu accès à un monde souterrain inconnu qui détiendrait les archives d’une race antédiluvienne, déposées depuis la nuit des temps.
Il souhaitait pénétrer les arcanes de cet enseignement. Pour le pouvoir.
De Charlemagne aux cathares en passant par Louis XIV, Bonaparte ou Hitler, cette quête continuelle ne cessa jamais. Seuls, des étranges personnages appelés templiers du premier cercle auraient possédé un temps le trésor des wisigoths.
Mais la terrible reine Lii et la Mère eurent la même idée. Celle ou celui qui posséderait en premier les treize crânes de cristal triompherait.
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Loin dans des replis du temps et de l’espace, un être démoniaque veillait. Il était de la race des Tzitzinimes. Un chef-démon. Il s’appelait Reich-Mammuth et trafiquait les âmes humaines.
Il était l’organisateur du Grand Jeu. Il achetait et vendait.
Un Archonte.
Il dominait les données.
Il imposait ses rêves.
Il créait des mondes.
Mais il avait peur de l’enfant. Le seul à comprendre L’ESPRIT.
Le seul qui avait les facultés magiques pour retrouver l’Homme-Base.
Le seul à posséder le pouvoir de rejoindre Mûtan, l’Homme-Lion. Un hybride qui prétendait que ce monde matériel n’est pas la vraie demeure de l’homme piégé dans un corps de chair. Un être des étoiles qui avait les capacités de donner à l’humain les moyens de s’évader. Un Ancien qui connaissait la vérité qui délivre. Un savant qui avait synthétisé le génotype d’un mutant humain : l’Homme-Base.
Ils souhaitaient tous s’approprier ce demi-dieu.
Mais l’antre du surhomme était introuvable.
Sa seule chance, à lui, Reich-Mammuth, archonte de première classe, était que l’enfant ignorât ses propres pouvoirs. Zag, le surfer-d’argent, sa créature infernale, androïde de catégorie supérieure, éliminera ce jeune rouquin avant l’impact final. Le fait de posséder un peu du sang de Baal-Zébul n’octroyait pas la moindre importance à ce freluquet.
Il était une fois…
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1 Emile Zola
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