" Le vrai n'est pas toujours vraisemblable"
Cher ami,
Ton histoire multi-millénaire de fabuleuses civilisations m'intéresse, mais tu prétends qu'elle est inscrite dans mes gènes. Il est vrai que tu me répétais souvent
:"Profonde est la mémoire d'un homme qui plonge au fond de lui-même." Mais elle est en contradiction ave celle que j'ai apprise à
l'école.
Pourtant, Napoléon Bonaparte disait déjà :"L'histoire est un mensonge que personne ne conteste."
Des individus hauts placés chercheraient-ils à nous cacher la vérité, à nous nuire, comme tu le prétends ? Un gouvernement mondial occulte ? Ne serions nous que du bétail humain, nous les humbles
?
Pourquoi ?
Pour alimenter je ne sais quelles sociétés secrètes ?
Honoré de Balzac affirmait :" Il ya des hommes qui agissent dans l'ombre des évenements de ce monde. C'est pour cette raison qu'il y a deux façons d'écrire l'histoire : la première, officielle,
tronquée, et l'autre, secrète, où sont consignées les vraies causes des évènements historiques - de l'histoire pleine de honte -"
Il se pourrait qu'une communauté inconnue nous impose leur"Ordre Mondial". Le colonel Mondell House, bras droit du président Wilson affirmait : "Crée des problèmes
à l'échelle internationale, et propose les solutions qui conviennent le mieux aux objectifs que tu t'es fixées."
Sommes-nous gourvernés, en fin de compte, par des sociétés secrètes dont certains membres, qui appartiennent à la haute finance, aux grandes industries, à la politique ou à
l'armée, ne souhaitent que l'éradication de nos sociétés par tous les moyens. Les gens du peuple sont trop nombreux. Ils prennent trop de place et consomme trop d'air, sans doute.
"300 personnes conduisent les affaires du monde. Elles se connaissent toutes. Elles choississent elle-mêmes leurs successeurs. La raison de leur pouvoir : le secrte absolu.- Walter Rathenau
Pour l'instant, raconte moi la suite millénaire de ces fabuleuses civilisations dont la trame guerrière nous raconte, sans doute, le pourquoi de notre décadence actuelle (suite du roman
feuilleton "Cartes assassines")
"
L'homme sans visage descendait toujours. Vers un monde inférieur. Son monde. Un monde situé dans les bas-fonds de la première dimension. Il ne décolérait pas. Ses informations étaient
fausses. Une âme à prendre. Une seule. Et sa face éclairerait à nouveau, pour des siècles et des siècles, de nouvelles terres à conquérir.
Il était de la race des Tzizinims. La terreur des mondes.
Ses pieds touchèrent le sol avec un bruit mat, amorti comme dans de la ouate. Une poussière orange se soulevait et retombait, inerte. Partout, cette terre aride se couvrait de ces particules
oranges aussi loin que le regard portait. Même le silence, l'air, les choses, avaient le goût fade de cette couleur.
Sa capuche qui cachait un vide insondable, se reserra, vite, agitée de mouvements étranges. Soudain, d'un coup, avec un flop désagréable, une tête de gros lézard aux bajoues pendantes, apparut.
Ses gros yeux globuleux fixaient cette immensité désertique, sans attrait, sauvage et dangereuse. Une prison. Les Grands Anciens avaient condamnés ses ancêtres, à lui. Une honte. Une erreur
monumentale.
Depuis, les Tzizinims erraient, à la conquête de rien.
Une fatigue monumentale les accablait.
Lui, à cause d'une erreur de ses geôliers, il pouvait s'échapper quelques heures dans les mondes d'en haut. A la recherche d'une âme. Il tuait. Mais tous ces gens étaient des sans-âmes. Des
mous. Des individus sans valeur, sans liberté. Des morts-vivants. Il devait attraper un être sauvage, prêt à se battre pour son âme. Un homme fort. Un surhomme.
Ensuite, une force incommensurable le contraignait à réintégrer sa geôle. Ses vibrations étaient trop basses pour résister. Elles servaient de menottes psychiques.
Rageur, il lança son sac derrière ses épaules et, à petits pas, se dirigea vers les hautes montagnes, repaires inviolables de ses pairs.
- Eh, l'homme, ce territoire est interdit, à toi et à tes congénères !
La voix du garde, rauque et méchante, le fit sursauter.