Mardi 4 mars 2008

undefined     " Le vrai n'est pas toujours vraisemblable"       



                                   
                  
                                                                                                    Cher ami,   

Ton histoire multi-millénaire de fabuleuses civilisations m'intéresse, mais tu prétends qu'elle est inscrite dans mes gènes. Il est vrai que tu me répétais souvent :"Profonde est la mémoire d'un homme qui plonge au fond de lui-même."  Mais elle est en contradiction ave celle que j'ai apprise à l'école.  
Pourtant, Napoléon Bonaparte disait déjà :"L'histoire est un mensonge que personne ne conteste." 
Des individus hauts placés chercheraient-ils à nous cacher la vérité, à nous nuire, comme tu le prétends ? Un gouvernement mondial occulte ? Ne serions nous que du bétail humain, nous les humbles ? 
Pourquoi ?
Pour alimenter je ne sais quelles sociétés secrètes ?
Honoré de Balzac affirmait :" Il ya des hommes qui agissent dans l'ombre des évenements de ce monde. C'est pour cette raison qu'il y a deux façons d'écrire l'histoire : la première, officielle, tronquée, et l'autre, secrète, où sont consignées les vraies causes des évènements historiques - de l'histoire pleine de honte -"

 
Il se pourrait qu'une communauté inconnue nous impose leur"Ordre Mondial". Le colonel Mondell House, bras droit du président Wilson affirmait : "Crée des problèmes à l'échelle internationale, et propose les solutions qui conviennent le mieux aux objectifs que tu t'es fixées."
Sommes-nous gourvernés, en fin de compte, par des sociétés secrètes dont certains membres, qui appartiennent à  la haute finance, aux grandes industries, à la politique ou à l'armée, ne souhaitent que l'éradication de nos sociétés par tous les moyens. Les gens du peuple sont trop nombreux. Ils prennent trop de place et consomme trop d'air, sans doute.
"300 personnes conduisent les affaires du monde. Elles se connaissent toutes. Elles choississent elle-mêmes leurs successeurs. La raison de leur pouvoir : le secrte absolu.- Walter Rathenau



                                                                                Pour l'instant, raconte moi la suite millénaire de ces fabuleuses civilisations dont la trame guerrière nous raconte, sans doute, le pourquoi de notre décadence actuelle (suite du roman feuilleton "Cartes assassines")


                                                                                  " L'homme sans visage descendait toujours. Vers un monde inférieur. Son monde. Un monde situé dans les bas-fonds de la première dimension. Il ne décolérait pas. Ses informations étaient fausses. Une âme à prendre. Une seule. Et sa face éclairerait à nouveau, pour des siècles et des siècles, de nouvelles terres à conquérir.
Il était de la race des Tzizinims. La terreur des mondes.
Ses pieds touchèrent le sol avec un bruit mat, amorti comme dans de la ouate. Une poussière orange se soulevait et retombait, inerte. Partout, cette terre aride se couvrait de ces particules oranges aussi loin que le regard portait. Même le silence, l'air, les choses, avaient le goût fade de cette couleur.
Sa capuche qui cachait un vide insondable, se reserra, vite, agitée de mouvements étranges. Soudain, d'un coup, avec un flop désagréable, une tête de gros lézard aux bajoues pendantes, apparut. Ses gros yeux globuleux fixaient cette immensité désertique, sans attrait, sauvage et dangereuse. Une prison. Les Grands Anciens avaient condamnés ses ancêtres, à lui. Une honte. Une erreur monumentale.
Depuis, les Tzizinims erraient, à la conquête de rien. 
Une fatigue monumentale les accablait.
Lui, à cause d'une erreur de ses geôliers, il pouvait s'échapper quelques heures dans les mondes d'en haut. A la recherche d'une âme. Il tuait. Mais tous ces gens étaient des sans-âmes. Des mous. Des individus sans valeur, sans liberté. Des morts-vivants. Il devait attraper un être sauvage, prêt à se battre pour son âme. Un homme fort. Un surhomme.
Ensuite, une force incommensurable le contraignait à réintégrer sa geôle. Ses vibrations étaient trop basses pour résister. Elles servaient de menottes psychiques.
Rageur, il lança son sac derrière ses épaules et, à petits pas, se dirigea vers les hautes montagnes, repaires inviolables de ses pairs.
- Eh, l'homme, ce territoire est interdit, à toi et à tes congénères !
La voix du garde, rauque et méchante, le fit sursauter.   

                 

 

par regor publié dans : fantastique communauté : Temps X
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Jeudi 13 mars 2008

undefined        "Le vrai n'est pas toujours vraisemblabe."


                                                                                    Selon la tradition judéo chrétienne, les hommes partent de la bestialité vers la civilisation. Une histoire linéaire.
Cette affirmation est peu crédible.
D'autres traditions affirment que des civilisations à haute technicité ont existé avant nous. Que des cataclysmes ont effacé toute trace de ces cultures antiques.
 De la Grèce à la Polynésie, de l'Egypte au Mexique, des Andes au Tibet, des légendes rapportent que les hommes furent initiés par des géants.


"Quand les géants étaient encore mêlés aux hommes
Dans les temps où jamais personne ne parla."
Victor Hugo le savait. Pourquoi pas nous ?
Les théories d'Horbiger sont assez intéressantes. Elles rejoignent celles de Nietzche et de Wagner. Une même conception de l'évolution du Cosmos.
Hans Horbiger à la barbe blanche énonça la doctrine de la glace éternelle, de la Terre creuse, en contradiction avec la science officielle. Hitler et des savants comme Roentgen, le découvreur des rayons X, adhérèrent à sa thèse. Sa théorie correspondait avec celles de la race arienne, des grands déluges, des géants, des âges antédiluviens des thèmes orientaux.
Des hommes-dieux, des géants, nous auraient précédés il y a des milliers d'années, voir des millions d'années. Si les théories prolifiques de Hans Horbiger peuvent paraître farfelues, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. 


N'oublions pas le légendaire pays de Mu, appelé la Lémurie : une première Atlantide coincée entre l'Australie et les deux Amériques, détruite à la fin de l'ère du Tertiaire. La deuxième Atlantide, coincée entre les deux Amériques et l'Afrique, fut détruite il y a 13000 ans.
Pour résumer, des géants éduquèrent nos ancêtres. pourquoi nous cachent-on leurs civilisations ? Quelle était le secret de leurs techniques ? Détenaient-ils le moyen de prévoir les futurs cataclysmes pour s'en protéger ? Pourquoi nous ment-on sur les âges de la pyramide de Khéops et du Sphinx ? Leurs souterrains étaient-ils le refuge des Anciens Géants pour se protéger des terribles bouleversements quand Vénus s'approcha un peu trop près de la Terre, il y a 13000 ans ? Nos gouvernements veulent-ils s'approprier ces sites dans le secret le plus absolu ? Avant la fin du dernier Monde ! Vers 3200 ans selon les prophéties de Nostradamus. Le cataclysme final après les petits bouleversements survenus vers 2012. 
Genèse VI-7 : " Dieu dit : j'exterminerai de dessus la Terre l'homme que j'ai créé ; j'exterminerai tout, depuis l'homme jusqu'aux animaux, depuis tout ce qui rampe sur la terre jusqu'aux oiseaux du ciel ; car je me repens de les avoir faits."
Quelle injustice ! Pauvre de nous ! Pauvres pêcheurs !



Depuis quelques millénaires, nous vivons dans une tranquillité cosmique. C'est un vrai miracle. Et les miracles ne sont jamais éternels.
Baron d'Epiard de Colonge : " Les européens modernes et tous les autres peuples, n'ont que quelques siècles d'attente, ou quelques jours, pour s'organiser et se préparer sur la Terre à soutenir de nombreux assauts venant de l'espace à jamais mystérieux... épreuve qui ne sera encore qu'un nouvel acte de progrès ou de transformations célestes."
 Croyez-moi, nos gouvernements sont prêts !



Suite du feuilleton : Les Cartes Assassines.



                                                                           Trak-Mu, l'homme sans visage se retourna, effrayé. La voix de rogomme du gardien le tétanisa sur place. La masse imposante du bonhomme occultait l'ombre blafarde d'une lune unique et immobile. Des traits porcins, des petits yeux cruels, un front court, rétracté, le cataloguait dans la catégorie des mercenaires les moins bien payés. des soudards herculéens. Une race de sous-développés d'une lointaine planète asservie par les Grands Maîtres. Une chance pour Trak-Mu.
- Heu, dit-il, accepte cette offrande pour avoir enfreint la loi... j'ai besoin de solitude, de temps en temps.
- Ouais, tu trafiques, quoi... t'as pas peur, toi ? Oser taquiner le dragon pour quelques pierres précieuses.... t'es un trompe-la mort !
- Heu, oui... j'améliore mon quotidien, sinon, sans richesse, on t'écrase comme une merde.
- Alors ?
- Heu, oui, tiens !
Tra-Mu enfouit sa main dans sa veste en cuir, épaisse, doublée d'une couche de laine grossière, croisée sur le devant. il ressortit sa main et ouvrit la paume. Elle contenait deux petites émeraudes. 
Les gros yeux globuleux du garde sortaient de leurs orbites ; ils tournèrent plusieurs fois sur eux-mêmes. 
- Oh, glapit-il d'une voix rauque... les beaux pierrots !
- tiens, prends... ils sont à toi, pour sceller notre amitié. Tope là !
- Ouais, mon pote, tope là !
Une main aux doigts boudinés, à la vitesse de l'éclair, s'empara des pierres précieuses.
Le gardien tourna les talons, la tête dans les épaules, le regard louchant à droite et à gauche; puis, les épaules rentrées, il s'enfuit à toute jambes.
- Sale engeance ! Maugréa l'homme sans visage... mes deux plus beaux spécimens ! Mes deux seules pierres ! Sale journée : Pas de sang ! On me vole ! Quelle guigne... vivement le retour du soleil bleu. La vengeance des Tzizinim sera terrible !






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par regor publié dans : fantastique communauté : Temps X
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Vendredi 28 mars 2008



























 "Le vrai n'est pas toujours vraisemblable".


Cher ami,
A travers les âges et les mondes différents, les civilisations dominantes dormaient sur les ossements de celles qui perdaient leurs prérogatives sur les champs de bataille. Une constante : gagner la guerre ou disparaître.


                                     Chez nous, la deuxième guerre mondiale se terminait par la victoire de notre civilisation occidentale.
Elle mit fin à une conception différente de l'univers. Une conception magique et tragique. L'attente du déluge décrit par Horbiger déclencha chez Hitler une crise de désespoir à la fin de la guerre. Sinon, comment expliquer l'ordre par Hitler de noyer le métro de Berlin. 300.000 victimes. Au nom d'un crépuscule des dieux, au nom d'une légende, on punit l'humanité. La mort l'emporte sur la vie. Où sont les dieux de la mythique Thulé ? Où es-tu Thor le brave, l'irréprochable. Où te caches-tu, Loki, démon du feu ? Où es ta lumière, seigneur Baldur ? Où sont les Supérieures Inconnues qui initieraient les hommes portant le germe de l'avenir, et abandonneraient ceux qui étaient devenus des dégénérés ? Hitler : "ce n'est pas que j'appelle le juif un animal. il est beaucoup plus éloigné de l'animal que nous. c'est un être étranger à l'ordre naturel."
Comment expliquer une telle monstruosité ?
L'âme allemande était plongée dans le chaos. 


Les humains ont osé laisser la glace l'emporter sur le feu. le ciel se vengera. Avant de se tuer dans le bunker, Goebbels s'écrie : Notre fin sera la fin de tout l'univers !"
Comment expliquer de telles aberrations ?
La seule explication plausible, ou du moins en partie, est de concevoir deux visions différentes de l'homme et du monde. Deux visions diamétralement opposées. Civilisation humaniste contre civilisation magique. les puissances du froid devaient être vaincues par les puissance du feu.
Ariens : le feu. Science judéo-libérale : la glace.
L'euthanasie des faibles, des incurables, des communautés qui " contaminaient la pureté du sang germanique", sans l'hypothèse d'un ordre initiatique sous-jacent au national-socialisme, ne serait-elle que pure fantaisie d'un "thriller" maniaque et cinglé ? Un fou !
Qui se cache derrière notre petit caporal ?
La société Thulé.

Soulignons, avant d'entrer un peu dans les détails, que le rêve mégalomane de Hitler ne se serait jamais concrétisé sans l'aide de nombreux banquiers, de grands industriels, allemands et étrangers. Un seul exemple parmi de nombreux autres : le groupe I.G Farben assura en 1939 plus de 50% de la production de guerre allemande. Et tout est à l'avenant.


                                                        Guido von List, né en 1848, chancre du pangermanime, était un théoricien de l'arianisme; un adepte du culte de Wotan. Ses thèses ont été utilisées par les nationaux-socialistes. Pour lui, les aryens sont la seule race capable de développer une véritable civilisation. Il reprit le symbole runique du Svastika. Un symbole de ralliement. Un symbole de la pureté du sang. Sa trace la plus ancienne remonterait à l'âge de la pierre polie. Thèses soutenues par les nazis. Une conception très raciste du darwinisme, soupoudrée de légendes anciennes.
La Thulé-Gesellschaft, fondée en 1918 par Rudolf von Sebottendorf, s'inspira des doctrines de List qui prédisait au moment de sa mort en mai 1919 la constitution d'un empire en 1932.
Hitler arrive au pouvoir en 1933.

                                           Thulé aurait été le centre magique d'une civilisation engloutie. Au groenland ?
Hitler, en 1920, fait la connaissance de Dietrich Eckardt, un membre important de la société Thulé. Ce poète entreprit la formation spirituelle du petit caporal. Eckardt sera un des sept hommes fondateurs du parti-national socialiste. A sa mort, il aurait dit : "Suivez Hitler. Il dansera, mais c'est moi qui ai écrit la musique. Nous lui avons donné les moyens de communiquer avec Eux."
Kark Haushofer dirigea ensuite la société Thulé. Professeur d'histoire et inventeur de la géopolitique, il provoqua la rencontre entre Hitler et son protégé Rudolf Hess l'égyptien, passionné d'ésotérisme. Coup de foudre entre eux-deux. Haushofer fabriqua patiemment son élève Adolphe qui absorba des centaines d'ouvrages érudits avec une déconcertante facilité. Hitler est né à Braunau sur Inn, une ville pépinière de médiums.
Et le groupe Thulé avait besoin d'un médium. Pour entrer en liaison avec les puissances obscures. Hitler fut choisi.

                                                            Rauschnig affirmait, en parlant de la société Thulé : " on est obligé de penser aux médiums. la plupart du temps, ce sont des êtres ordinaires, insignifiants. Subitement, il leur tombe du ciel des pouvoirs qui les élèvent bien au-dessus de l'humaine mesure... le médium est possédé. Délivré, il retombe dans la médiocrité... il existe des forces démoniaques dont Hitler n'est que le véhicule momentané."
Hitler fut un excellent médium. Avec des ratés.

Karl Haushofer, né en 1869, fit de nombreux séjours aux Indes et en extrême-orient; initié par une importante secte, société secrète bouddhiste, les bonnets verts, il acquit de formidables dons de voyance. Est-il étonnant que le Tibet soit une des rares régions au monde, avec l'Allemagne nazi, où le svastika dextrogyre, ou sinistrogyre, diabolique, est d'un usage courant ? Pourquoi a-t-on retrouvé morts des moines tibétains à la fin de la guerre, dans une chambre à Berlin, allongés au sol, disposés en cercle ? Des bonnets verts. Au centre : un moine tibétain aux gants verts qui se vantait d'accéder au royaume d'Agarhi, au sein de la "Terre Creuse". Que faisaient-ils en Allemagne ?
La société Thulé avait besoin d'un médium et d'un magicien pour activer les Forces des Puissances Oscures. Hitler et Haushofer.
Besoin d'un lieu et d'un ouvreur de chemin : l'ancienne Thulé et le moine tibétain aux gants verts.

Il y a plus de 10 000 ans, existait au Gobi une grande civilisation. A la suite de cataclysmes, le Gobi fut transformé en désert. Thor, selon le légendes, aurait conduit son peuple vers le Nord. Ces émigrés auraient composé la race fondamentale de l'humanité : la souche aryenne.
Haushfer voulait conquérir toute l'europe orientale : Turkestan, Pamir, le Gobi et le Tibet.

Mais la marionnette Hitler devint-elle incontrôlable ?
Hitler à Rauschning :"Vous ne connaissez rien de moi, mes camarades du parti n'ont aucune idée des songes qui me hantent et de l'édifice grandiose dont les fondations au moins seront établis quand je mourrai... Il y a un tournant décisif du monde, nous voici à la charnière des temps... il y aura un bouleversement de la planète que vous autres, non-initiés, ne pouvez comprendre... ce qui se passe, c'est plus que l'avènement d'une nouvelle religion."

L'Allemagne, pourvoyeuse de la surhumanité à venir,  guidés par les Grands Anciens, pépinière d'une nouvelle race mutante, a perdu tous ces espoirs en un monde aryen, en un monde sprituel, en un monde de prospérité et de bonheur. Elle a été broyée par les forces matérialistes.
Elle a perdu.
La folie d'un seul homme a exterminé des millions d'êtres vivants. Vainqueurs comme vaincus.
Mais où sont passés les survivants du Troisième Reich ?
La Nouvelle Souabe est-elle une légende ? Les soucoupes volantes du Troisième Reich sont-elles une légende ? L'Allemagne a-t-elle réellement perdu  la guerre et signé sa reddition ?
Les faits, à force de devenir des légendes ou des inepties, pourraient un jour éclater à la face du monde.  Ce jour là, bonjour les dégats !

                                                 Mon cher ami Clang, nous discuterons dan un prochain article de la suite de cette affaire grand-guignolesque.
Cet aperçu succint peut être approfondi par de nombreuses revues et de livres de toutes espèces.
                                        
Pour ceux qui veulent en savoir plus. Lire : "Le matin des magiciens" de Louis pauwels et de Jacques Bergier. Ainsi que les revues :"Les grands mystères de l'histoire", Les dossiers des grands mystères de l'histoire" et les "Dossiers secrets du IIIème Reich".



                              Suite du roman-feuilleton : "Les cartes assassines." 


                              Trak-Mu, l'homme sans visage, honteux de sa faiblesse, jura de se venger un jour. Il souleva son pied droit. Une petite pierre plate apparut.
-
Cet imbécile de brute sauvage n'a rien compris à mon subterfuge... quelle truffe ! Un simple tour de passe-passe, et ces abrutis ne remarquent rien.
De la pointe de sa botte noire, il poussa la pierre plate devant lui. Ses gros yeux globuleux fixaient avec délice les trois petites émeraudes rescapées. Il les ramassa d'un geste brusque et les enfouis sous sa vareuse. Il releva sa capuche et, d'un pas rapide, se dirigea en maugréant vers les hautes montagnes. Chez lui. Une prison. Depuis des millénaires. Son sac à dos lui sciait les épaules.
- Heureusemment que ce gros porc à la cervelle d'un pois chiche n'a pas fouillé mon sac... cet oeuf de dragon est une aubaine. Survivra-t-il ?... oui, vraiment, une chouette aubaine.
L'homme sans visage commençait à grimper les contreforts de la montagne qui abritait une dizaine de clans parmi la race des Tzizinims. Lui, Trak-Mu, était le fils du chef d'un clan le plus ancien et le plus réputé. Son grand-père avait commandé l'ensemble des Tzizinims. Il y a longtemps. Très longtemps.  Mais il avait commis une erreur fondamentale. Se laisser enfermer par les hommes dieux. Depuis, son clan était en disgrâce.
Mais lui, il serait le héros.
Il délivrerait tous les tzizinims.
Il leur offrirait la liberté.
Par l'intermédiare des portails intemporels. Un hasard. Un curieux hasard. Ces trous, pas plus gros que la circonférence d'un tonneau, s'ouvraient et se fermaient, à n'importe quel moment du jour et de la nuit. N'importe où. Lui, par tâtonnements successifs, sans peur du danger,  bloqua les mécanismes d'entrée et de sortie. Il était fier de son courage. Il était un vrai guerrier.
Il quitterait ce monde-prison.
Et là haut, il arracherait le coeur et l'âme d'un homm-dieu. La seule possibilité d'offrir la liberté à ses frères. Malheureusement, les  tentatives effectuées aboutirent à chaque fois à un échec. Les hommes tués, trouvés dans la dimension où il atterrissait, n'avaient pas d'âme. il leur arrachait le coeur par dépit.




                                                         Au loin, les sirènes de police hurlaient à la mort. Les voitures arrivaient par grappe de trois. Dans un chuintement caractéristique, elles se posèrent au sol avec délicatesse. 
Les portières claquèrent.
Les deux jumeaux, un cigare à la bouche, nonchalants, sans se presser, à petits pas, se dirigeaient vers le lieu du crime. le premier avait les cheveux longs et le deuxième se rasait la tête. Par défit. Ils se penchèrent sur le cadavre en même temps.
- Hum,... pas beau à voir, dit Jésus, les dents serrées sur son cigare, la bouche sèche.
- Pas beau, pas beau, répétait son frère Judas... c'est le cinquième pauvre bougre qui se retrouve la poitrine trouée... je crois qu'il ne respire plus !
 
                    
     

par Regor publié dans : fantastique communauté : Temps X
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